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Tranche de Vie
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Tranche de Vie
Créé le :
15 mai 2005 13h51 par dethronedangel
Modifié le :
25 sept. 2005 11h34
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Description :
Solum certum nihil esse certi et homine nihil miserius aut superbius... dee_angelfist@hotmail.com
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| Créé le : |
25 sept. 2005 11h34
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Vous l'aurez remarqué, ce blog sombre dans l'inactivité. Pour la bonne raison que mon ordi est en vacances chez un pote, et qu'il m'était trop difficile de le transporter (moto) à Aix. Donc je suis cyberement dénudé...De plus, je n'ai plus grand chose à dire pour le moment. Je me consacre à mes études diplomatiques et à la rédaction d'un petit quelque chose en vue d'une publication...on peut toujours espérer ! :s Cette petite note a donc essentiellement pour objet l'arrêt du blog (définitif très certainement). A Aix j'ai découvert les joies de la collocation (dur lorsqu'on a vécu seul pendant déjà un bon moment...)...mais enfin du moment qu'elle ne me ramène pas un petit copain chaque soir à la maison (j'aime bien jouer le papa rétro parfois :) J'ai également découvert l'Elfike où on peut agiter ses cheveux sur de l'extrême au milieu d'une foule de bizarres dans une crypte sombre...Sympathique, des groupes locaux, une atmosphère que j'apprécie (dernier en date : Letharsis, un groupe trash/death toulonnais). Je reviendrai sur msn par le biais d'un cybercafé (pas souvent évidemment...) mais l'adresse est toujours valide...Le Vampire-hibou ne disparaîtra pas de si tôt ! (^^) Je souhaite bonne chance à tous ceux qui passent ou ont passé leurs exams. Merci pour les 26 personnes qui ont ajouté ce blog à leurs favoris, ainsi que pour tous vos commentaires amicaux, parfois même très touchants... Gros bisoux à Bb Laura, Fab, Fred, Claire, Eva, Alex (à la revoyure), ainsi qu'à ma moitié d'âme, que j'aime encore passionnément malgré moi et pour qui, par contre, c'est un adieu définitif... Une dédicace spéciale aux personnes que j'ai rencontrées par l'intermédiaire du blog et que j'ai appris à connaître. Je pense particulièrement à la Fée cybernétique, et surtout à Pat, avec qui j'ai pu établir un dialogue sincère... Bonne route à toi. Bonne chance à l'initiative C.A.B.A. Black Metal ist Kunst...und Krieg. Défendez-le. Andreï (Deth)
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| Créé le : |
16 août 2005 00h28
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Le Wacken... Son ambiance torride (pluvieuse surtout), son temps de merde, sa foule, ses wc épiques, ses poubelles pleines de canettes de bière et de verres en plastique, ses flaques de vomis disséminées un peu partout, ses morts (dsl, humour noir à cause du mec à qui il est arrivé une tuile mais bon. Il avait qu'à se bourrer la gueule modérément, ou faire attention quand il traversait la "rue") Et surtout...sa fameuse boue, qui vous pègue vos fringues, vos affaires, votre tente, votre casque, vos amis...Tout le monde pègue, finalement, ça ressemblerait presque à Woodstock, les décibels et les cris en plus. Ca m'avait presque manqué. Sympatique, bien des trous de mémoire, mais vraiment un bon moment de détente. 11h du matin, deuxième jour, oui, on est arrivé un jour après...c'était prévu comme ça, et à vrai dire tant mieux parce que le premier jour regroupait des formations qui ne valaient, selon moi, pas le coup d'oeil. Mais en même temps, arriver à 11h du matin, trempés, fatigués, saouls comme des briques, et se prendre Naglfar en pleine face. Sans commentaires, surtout que même avec une foule plutôt endormie, et nous au milieu, hagards, et complètement lobotomisés, ils savent mettre leurs marques. Des tubes (J'ai reconnu, dans le brouillard cosmique de mon encéphale, "I am vengeance"..du Sheol, mais à part ça je ne saurais rien dire, à part que le son de gratt était surboosté, tant mieux d'ailleurs, et que ce fut un moment mémorable). De même le réveil au Zyklon le lendemain...brutal. Je suis quand même allé voir Corvus Corax...parce qu'on m'en avait dit du bien. Et effectivement c'est stupéfiant...ça m'a fait le même effet que Metalucifer, les gros rigolos qui m'avaient éberlués, sauf que là, c'est plus sérieux. L'orchestration est impeccable, un Carmina Burana parfaitement repris... J'ai été surpris par Ensiferum que je prenais vraiment pour un groupe de seconde zone. J'y ai été trainé...et j'en suis ressorti (con)vaincu. A Suffocation (je suis resté un peu, mais le death trop modernisé me gonfle...), j'ai préféré Count Raven (heavy "dark" doom metal, oui ça existe...et c'est bien, mais bon...on était quelques paumés devant la scène lol. On peut dire que Suffocation a monopolisé l'espace. Mais pas mon coeur qui reste à Fondelius ^^) Dissection ou la vague venue du froid. Rien à dire, merveilleux, à part l'heure de passage...j'aurai préféré les voir la nuit, rien que pour l'atmosphère. Mais bon, fin d'après midi ou pas, Dissection est un groupe vraiment fabuleux. D'autant plus qu'ils se sont attirés une foule en délire, rien qu'en répétant des classiques. J'ai reconnu du Somberlain, le titre phare, aussi Where Dead Angels lie, mais pour le reste...Pour ce qui est des nouveaux titres, moins black, donc moins puissants...moins dark, moins froids, moins...Dissection. Mais BON. Quand on voit Nödveidt sorti de taule en osmose avec son public ... Je regrette cpdt d'avoir loupé (à cause de l'horaire Dissection) ma belle déesse d'Holy Moses et ses hurluments bestiaux... Entre Marduk et Finntroll il fallait choisir...j'ai choisi Finntroll, parce que c'était la première fois que je les voyais...et notre groupe déjà divisé, s'est séparé...J'ai bien parié, puisqu'aux dires d'une amie, Marduk n'était pas au top de sa forme. Finntroll m'a émerveillé. C'est une musique à siffler des pintes, du folk troll, et en plus, les mecs ressemblent vraiment à des trolls. J'ai trouvé qu'il y avait un monde relatif, car ce style de musique ne plait pas à toute la smala (que ce soit pur blackeux, ou vrais hardos...)...remarque à vrai dire les hardos attendaient de pied ferme Hammerfall à cette heure là, sur une autre scène. L'ambiance était vraiment détonnante, et ma foi, ça joue bien ^^, le batteur décalque et frappe les toms comme un......troll. Un peu de chaque album il me semble, mais on voit tout de suite que la foule est plus réceptive au dernier opus...Moi je me suis éclaté sur les extraits de Midnattens et de Jaktens. Je retiens surtout le cercle avec les canettes, en dansant à la "Heïdi"... Hammerfall ... mélodique mélodique ^^ comme sur le dernier opus, de plus, des titres remixés si l'on peut dire, à la sauce moderne. Une bonne reconversion. Du heavy moderne qui vaut le coup. Axel Rudi Pell, très bien, sauf que trop bourré. Comme d'habitude, le roi du heavy était un peu ..."pas tout là". Kreator passage obligé surtout quand on entend de loin (et c'est là qu'on court en bousculant les midinettes tout en noir à couettes, et oui malheureusement il y en a, même au Schleswig!) des extraits du dernier opus, et même des titres antiques, que dis-je, mythiques ! des autres albums. Et Petrozza reste mon idole...mais bon, ça plait pas à tout le monde...la preuve, on était plus que trois à la fin de sa partie (non pas trois péquins paumés devant la scène...trois de notre groupe de départ, sautant comme des dingues dans la foule en délire malgré la pluie, le froid (pays de merde, même si c'est le mien...), et ...la fatigue ^^) Ah et puis j'oubliais Edguy avec son Hellfire Club qui nous a enflammé la scène True Metal...Avec Tobias Sammet et sa chemise de vacancier :) (Sans déconner il aurait pu faire un effort)...J'ai bien reconnu sa voix (il tient bien le bougre) si caractéristique d'Avantasia et d'Edguy. Toujours juste, de bons musiciens, une très bonne impression. Bien sûr, j'en ai vu d'autres...et pour finir : non, la chanteuse Denn Adel de Within Temptation n'a pas une poitrine énorme, elle se "les" remonte et "les" corsette, d'ailleurs pas mal ce corset cuirassé noir....mais bon, dsl de casser le mythe :) Deth
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| Créé le : |
31 juil. 2005 12h17
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Remaniement général terminé. Comme vous avez pu le voir (pour ceux qui se balladent ici de temps à autre), j'ai supprimé pas mal d'articles sur ~~D r a p e a u n O i r ~~ mais aussi sur ~~ I m k R i e g ~~ et en ai regroupé certains pour "faire de la place". L'article suivant a pour but de vous guider un minimum, dans les productions passées et à venir et de vous faciliter la tâche si vous vous perdez dans les méandres de mes blogs-bordel. . .
(ne pas laisser de commentaires sur cet article, je le déplacerai afin qu'il soit toujours en tête du blog, merci)
SOMMAIRE GENERAL (liste non exhaustive) Musique :
Dissection (Chronique Storm of the Light's Bane + EP Where dead angels lie)
Voyages/ Découvertes : Nice Provence Grèce Chine Coups de gueule Coup de gueule (pourtant court) qui m'a valu en commentaires les foudres d'un visiteur Coup de gueule sur une émission de Fogiel traitant du satanisme Coup de gueule sur une autre émission tv ( C dans l'air) traitant du satanisme Le Coin Littéraire et Philo (sélection) Nietzsche (réflexion personnelle sur Humains, Trop Humains : dimension poétique et vérité) -> nouveauté
Dissertation (politique) : La discrimination positive .->nouveauté
Novalis ("Wenn nicht mehr Zahlen und Figuren") Le Coin Histoire (sélection) La Culture nippone photos de Visual Key ( MdM) photos de Visual Key ( Mana) photo de Visual Key ( Mana) Le théâtre Nô (sélection de liens) Hobbys particuliers Surfer et établir un carnet d'adresses utile (bcp de site traitant du gothisme, mais aussi du metal extrême) le Corset (historique et réflexions) Divers Mes productions Extrait d'une nouvelle historique ( Lartevaux) Mieux me connaître. . . Bien à vous, et Bonne visite Deth
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| La Discrimination Positive, tenants et aboutissants, un aboutissement? |
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| Créé le : |
28 juil. 2005 16h27
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Encore un travail personnel sur le thème politisé de la Discrimination Positive...qui me parait être un des gros problèmes de notre société, luttant contre son passé et les discriminations engendrés par un modèle suranné. Faut-il appliquer le modèle américain? c'était un départ de problématique...comme un autre dira-t-on, il y en avait de meilleurs, c'est pour cette raison que j'ai modifié la ligne de fuite, si vous lisez la totalité de ce travail. Pas de copié/collé, et encore une fois bon courage si vous lisez la réflexion éparpillé d'un fou du décorticage intellectuel inutile... Deth
La discrimination positive est aujourd’hui au centre du débat à l’intérieur d’une société qui, malgré ses objectifs de mise en place d’une égalité effective, serait le creuset de toutes les inégalités. Cette politique supposerait l’échec de l’instauration, depuis la Seconde Guerre Mondiale, d’un Etat-Providence chargé de corriger, autant que faire se peut, les disparités socio-économiques, et de mettre fin à des persistances négatives, telles que les pratiques racistes et sexistes. Devant s’accommoder d’une société multiculturelle, l’Etat refuse cependant à consacrer l’idée de différences ethniques, mais applique de manière plus ou moins floue et diffuse les mesures correctives de discrimination positive. La discrimination positive, étant donné qu’elle pose le problème de l’équité/égalité, doit-elle être considérée comme une correction ou une perversion ? ♠♠♠ Qu’implique le concept de discrimination positive ? Notons tout d’abord l’association de deux termes à première vue opposés. La discrimination, le fait de traiter un groupe social différemment des autres, en le séparant des autres, possède une connotation éminemment négative, puisque la séparation suppose un traitement désavantageux pour la classe sociale en question. Ce terme est relié à « positif ». La discrimination positive serait alors la pratique qui consisterait à favoriser certains groupes sociaux afin de supprimer des inégalités « visibles ». Ces groupes sociaux seraient déterminés par plusieurs critères, économiques et/ou personnels et/ou culturels. L’action de l’Etat s’orienterait donc vers la justice ayant pour objectif de réformer des situations pécuniaires défavorables ou de contrebalancer un traitement jusque-là injuste, dans la mesure où cette discrimination s’opérait sur des traits échappant au libre choix (le sexe, la couleur de peau…etc). Le facteur ayant entraîné la réflexion sur l’idée de discrimination positive serait principalement la « faillite » de notre système juridique, à savoir que l’égalité des chances prônée par la République Française ne permettrait pas une égalité réelle entre les citoyens. L’égalité de droits ne correspondrait pas à l’égalité de faits. On peut prendre comme exemple de l’égalité dite légale le droit à la scolarisation gratuite pour tous les possesseurs de la nationalité française, instaurée depuis 1870 par Jules Ferry. Chaque enfant a le droit d’être scolarisé dans un établissement public laïque qui lui apporte le socle minimum de connaissances lui permettant d’acquérir un diplôme de fin d’études. Cette égalité des chances masquerait cependant des inégalités d’ordre divers : par exemple l’ouverture limitée des perspectives pour un jeune immigré d’origine modeste ayant obtenu son diplôme dans une banlieue. Tout d’abord, pour lutter contre les pratiques sexistes et racistes, la mesure corrective proposée pour un rééquilibrage en faveur des dits exclus, est la mise en place de quotas permettant le recrutement d’une population-cible (femmes, handicapés, individus faisant partie de minorités ethniques ou raciales). La loi de la parité en France participe de ce principe. Les femmes, sous-représentées dans les listes électorales, ont bénéficié de cette mesure, mesure qui n’agit pas pour les élections proprement dites (quotas pour la représentation à l’issue de l’élection) mais pour les prémisses (quotas sur les listes électorales proposées au regard de chaque citoyen). Ensuite, pour lutter contre les inégalités socio-économiques, l’Etat a déjà appliqué le système depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale : reverser des prestations sociales aux citoyens dans le besoin. Cependant, les mesures seraient aujourd’hui considérées comme peu efficaces. Ainsi, les mesures correctives au principe d’Etat Providence contrediraient en quelque sorte la notion même d’Etat Providence. Il s’agirait de reverser les prestations sociales, acquises par l’impôt sur la tranche la plus aisée de la population, aux « plus pauvres », autrement dit d’opérer une sélectivité basée sur des critères très précis, ne tenant compte que des plus nécessiteux, processus bien plus sélectif que la mission initiale de l’Etat Providence. Pour réduire les inégalités socio-économiques a été également popularisée l’idée de « traitement différentiel territorial ». A ce principe se rattache la conception des ZEP, recevant aides de l’Etat et attention particulière au regard des difficultés qu’elles connaissent : taux d’échec scolaire élevé, niveau socio-économique bas, pourcentage de réussite faible. Le concept de discrimination positive possède plusieurs dimensions et plusieurs « solutions » selon les problèmes auxquels il veut répondre (socio-économiques, de racisme, de sexisme…) ♠♠♠ Sur le principe de discrimination positive, les avis sont partagés. Les défenseurs de l’idée se posent en faveur du principe d’équité. La méthode qui constitue à rejeter le principe d’universalité des prestations de l’Etat-Providence pour atteindre une population très ciblée ferait prendre le risque d’un éclatement de la cohésion sociale, car elle favoriserait l’exclusion d’une grande partie des bénéficiaires de ces prestations. De plus, le risque d’une accoutumance à plus ou moins brève échéance aux aides de l’Etat ne pourrait que contribuer à exercer une influence négative sur les bénéficiaires. Les partisans d’une politique de discrimination positive ne considèrent pas les compensations comme des avantages et les mesures temporaires contraires à l’idée de règlement. La fin justifiant les moyens, la question ne se poserait pas. De plus, à long terme, la cohésion sociale aurait plus à souffrir des discriminations « négatives » que des traitements préférentiels accordés par l’Etat. Enfin, l’application de la discrimination positive ne provoquerait chez les bénéficiaires ni « victimisation », ni sentiment d’être en « situation d’infériorité », mais les entraînerait au contraire à s’impliquer dans la vie de la collectivité, dans la mesure où ils se sentiraient reconnus par l’Etat à travers les mesures prises par celui-ci. Parmi les défenseurs de la « nouvelle égalité », Eric Keslassy dans son ouvrage De La Discrimination positive, dénonce la « coquille vide du principe d’égalité ». Il expose les tenants et les aboutissants d’une discrimination positive « socio-économique » qui devrait « redonner confiance dans les valeurs républicaines ». Ainsi, il aborde la question des conventions ZEP de Sciences-Po Paris. Ces conventions permettraient à certains étudiants placés dans une zone géographique dite « désavantageuse » d’intégrer une grande école prestigieuse par un simple entretien oral, et ainsi les dispenser de la voie habituelle du concours d’entrée. Cette pratique anime aujourd’hui les débats autour de Sciences-Po Paris et de Richard Descoings, favorable au partenariat ZEP/Sciences Po. Eric Keslassy considère cette tentative d’intégration de jeunes de milieux très modestes dans un milieu étudiant à caractère plutôt « bourgeois » comme une réussite. « On ne paie pas pour des erreurs passées, on prépare un meilleur avenir » dit-il même dans une interview pour la promotion de son livre. C’est pourtant l’impression que l’on retire du principe. Mieux vaudrait instaurer l’égalité dès l’entrée à l’école sur tous les plans plutôt que de tenter de corriger tardivement les inégalités dans le cadre des hautes études ou dans le domaine professionnel. On se demande également si, du point de vue qualitatif, le principe des conventions ne fausse pas la donne et si l’étudiant intégré grâce à un simple entretien obtiendra les mêmes débouchés suite à son cursus que l’étudiant intégré sur concours. Il s’agirait toujours du doute sur la qualité et les capacités des individus désavantagés, puis ré-avantagés… On s’éloigne du critère objectif du concours. La réforme actuelle proposée sur le baccalauréat s’inscrit dans la même problématique. Pallier aux difficultés pour décrocher le bac que rencontrent certains lycéens du fait de leur situation géographique désavantageuse est une fausse solution. Si le bac ne constitue plus un critère objectif pour l’évaluation d’un élève et s’avère plus facile à obtenir dans les zones où le principe de discrimination positive est appliqué, le bac ne deviendra pour ces jeunes pas plus utile que l’obtention d’aucun diplôme. Au niveau d’études supérieures, les jeunes en question seront toujours confrontés au préjugé qui consistera à dire que leur bac n’est pas valable étant donné qu’il nécessite un potentiel moindre. La situation de ces jeunes ne changera pas à long terme, considérons donc l’application du principe comme une régression et non une progression. De plus, le rôle premier de Sciences Po n’est pas de former un éventail représentatif de la jeunesse pour corriger les discriminations provoquées par une faillite du système. Le principe même de Sciences Po serait au contraire de recruter des jeunes grâce à des critères donnés afin de les rendre aptes à répondre à la demande d’entreprises et d’organismes divers. Enfin, la discrimination positive contribuerait à stigmatiser les jeunes immigrés d’origine modeste, en leur faisant, qui plus est, prendre l’image d’une jeunesse incapable de se plier à des critères objectifs de recrutement. On pourrait ainsi poser la question de savoir si les effets pervers de la pratique ne surpassent pas les objectifs. Sciences Po Paris s’inscrit cependant, comme le souligne Eric Keslassy, dans un vaste programme qui souhaite résorber les inégalités, dans lequel s’inscrivent également la redistribution et la mise en place de zones franches par l’Etat. La France favorise de plus en plus la mise en application du principe de discrimination positive. ♠♠♠ Cependant, de nombreux exemples nous renvoient à la possibilité d’une dérive « marginalisante ». Pour « lutter » contre les discriminations à l’égard des homosexuels s’est ouvert à New York dans le quartier de Greenwich Village le premier lycée « homosexuel », réservé à des étudiants homosexuels, bisexuels, ou même transexuels. Avant la prise d’une décision définitive consistant à réserver l’établissement à une « catégorie sociale » discriminée, le lycée comportait deux classes déjà officieusement réservées à des étudiants homosexuels. Comble du comble, le proviseur porte le nom d’un homme politique gay assassiné en 1978… La popularisation des mesures dites de discrimination positive ne constitue-t-elle pas l’occasion de prendre sa revanche sur un passé difficile ? On pourrait mettre en doute les moyens pour arriver à l’objectif : endiguer l’homophobie épidermique d’une grande part des américains. Le ressentiment d’une communauté homosexuelle trop souvent négligée et même injustement traitée aux Etats-Unis se traduirait par la mise en place d’une nouvelle « gay-town »…"Cette école sera un modèle pour le pays et même pour le monde", a indiqué M. Salzman, le proviseur, au New York Post…Autrement dit, un modèle d’incitation à la marginalisation volontaire et un nouvel exemple de ghettoïsation. Dans le contexte du mariage gay et de son refus par 70% des américains, la création d’un lycée réservé relance le débat. On pourrait s’interroger sur cette volonté permanente de réparer les torts causés par le passé, en particulier aux Etats-Unis… Ce qui frappe au premier abord dans l’immense complexe hollywoodien, si l’on se concentre sur le détail n’est pas en réalité la survalorisation d’effets spéciaux plus ou moins réussis, mais la présence remarquable, dans beaucoup de films d’action, d’un président noir. Morgan Freeman en président dans le film Deep Impact, ou quand la fiction nous renvoie à une réalité discriminante. A-t-on mis les noirs dans une optique de « non-ambition » ? Qu’essaie-t-on de corriger (de se faire pardonner ou de masquer) en popularisant dans un cinéma formaté made in america l’image de héros noirs ayant, pour la plupart des films en question, un meilleur sens de la patrie que le blanc moyen ? Le modèle du gentil président noir serait un fantasme, ou peut-être même une crainte plus ou moins exprimée par les conservateurs d’un retour aux décennies antérieures, lorsque Kennedy, grâce à son Civil Rights, était considéré comme le premier « président noir » des Etats-Unis d’Amérique. Quoiqu’il en soit, la banalisation défiant les statistiques de la représentation d’une minorité ethnique au cinéma doit être regardée comme une dynamique positive qui reconnaît enfin aux noirs la place qu’ils méritent. Cependant, dans le domaine politique, l’affirmative action ne va peut-être pas tout à fait dans le sens souhaité au commencement. Le projet de l’affirmative action qui « répare les pots cassés » des sixties (et antérieurs si l’on veut remonter aux massacres perpétrés par les WASP sur les populations autochtones, ainsi qu’aux champs de coton du Vieux Sud…) consisterait en l’octroi d’un traitement préférentiel aux minorités sous-représentées ou discriminées sur le plan professionnel. L’application des mesures de l’affirmative action se fait essentiellement dans trois domaines : le marché de l’emploi, l’attribution de contrats/marchés publics, et l’accès aux universités. Dans le domaine de l’emploi, L'EEOC et L'OFCCP se chargent de faciliter le « melting-pot » à l’intérieur des différentes catégories salariales au sein des entreprises, et peuvent également entreprendre des poursuites à l’égard d’une hiérarchie qui pratiquerait une politique d’emploi dite « discriminante ». Néanmoins, le carré des universités d’élite s’avère bien plus flou et réticent à montrer une transparence décisionnelle, dans la mesure où les quotas sont fixés par le board regent de chaque université… En considérant les localisations géographiques de chacune de ces universités dans des fiefs dits à tendance « démocrate » ou « conservatrice », plusieurs zones d’ombre apparaissent quant à l’établissement de quotas « objectifs », quotas étant, pour un grand nombre d’établissements, à mettre en rapport avec l’orientation politique de leur board regent. Une approche naïve de l’affirmative action s’avère donc être impossible et pose la question de la fiabilité du système. De même, on pourrait s’interroger sur l’efficacité réelle d’une telle politique pour la tranche de population la plus défavorisée… En entendant discrimination positive, ou affirmative action, on instaure, associé au déséquilibre juridique déjà existant, un déséquilibre au sein même des couches sociales qui devraient être favorisées. Entendons par là même l’élargissement d’une culture de la désinformation. L’affirmative action ne bénéficierait qu’aux plus « débrouillards », autrement dit aux mieux renseignés sur la manière d’obtenir le plus d’aide possible. On pourrait mettre en parallèle ce phénomène avec le problème des régimes fiscaux en France. Selon l’activité professionnelle, à revenus égaux, certains paient, d’autres non, bénéficiant ainsi d’une exonération de fait non conforme aux déclarations « de bonne foi » sur les intentions d’égalité devant l’impôt. Ce qui, en définitive révèlerait le problème de la complexité des situations : certains connaissent mieux la loi que d’autres, créant ainsi une discrimination constitutive. On pourrait également prendre l’exemple des différences régionales au niveau des impôts locaux… Même si l’argent n’a pas d’odeur, certaines régions françaises sentiraient plus la monnaie que d’autres au point d’exaspérer des contribuables qui paient chaque année une note salée (exemple probant : Provence-Alpes Côte d’Azur). Outre le fait d’aller parfois à l’encontre de la méritocratie, la discrimination positive ferait intervenir dans la sphère publique des domaines de la sphère privée, faisant ainsi échouer le principe de res publica et pouvant mener à une véritable ghettoïsation. ♠♠♠ La discrimination positive serait, en définitive, une fausse solution à un vrai problème. Il serait nécessaire de trouver les causes de la discrimination « négative » (de la persistance du racisme, du sexisme, de la paupérisation des classes moyennes, du développement de plus en plus visibles des inégalités socio-économiques) pour enrayer le processus, et non, en parallèle à l’aveu de notre insuffisance juridique, favoriser la perversion du principe d’ordre, au risque d’ouvrir la boîte de Pandore. Mieux vaudrait corriger les discriminations négatives en amont et ne pas favoriser de nouvelles revendications qui pourraient pousser dans le sens d’une nouvelle marginalisation.
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| Nietzsche (rapport de l'art à la vérité) |
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| Créé le : |
28 juil. 2005 16h10
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Ce passage, composé dans le cadre d'une réflexion personnelle sur la Poésie et la Vérité, est une évocation de Nietzsche et de son travail sur Humains, trop Humains. J'y emploie Nietzsche pour une contre thèse : la poésie peut s'avérer l'instrument du mensonge et plonger l'homme dans l'illusion jusqu'à l'éloigner de ses semblables...Ceci n'est qu'un passage de cette semi thèse, travail préparatoire accompli dans le cadre de mon année en Lettres Supérieures, mais n'est en aucun cas apte à supporter un éventuel copié/collé. En espérant que vous aurez le courage d'aller jusqu'au bout de cet écrit un peu décousu, quelque chose sur mon philosophe favori, que je tente tant bien que mal à mon niveau (de débutant) de faire revivre, tant sa vivacité intellectuelle et la complexité structurelle de ses oeuvres me manquent, et font défaut aux pseudo philosophes d'aujourd'hui... Deth
Le rapport de l’artiste à la vérité, chez Nietzsche, serait obscur. A l’intérieur de sa section « De l’âme des artistes et écrivains » dans Humain, trop humain, Nietzsche rejette en premier lieu le fait que l’art, comme la science, soit lié à la vérité. Dans le paragraphe 146 intitulé « le sens de la vérité chez l’artiste », Nietzsche souligne que la poésie ne peut être que contraire à l’idée de vérité, du fait de ses « postulats qui assurent les meilleurs effets, comme sont le fantastique, les mythes, le flou, les extrêmes, le sens du symbole, l’exaltation de la personnalité ». La poésie aurait donc pour origine des éléments relatifs à la croyance. Les mythes, chez les grecs, reflètent la vérité du monde de l’origine. Nietzsche s’éloigne de la pensée grecque en ce qu’il se place au plan d’une vérité évolutive : il a conscience du progrès. Le poète ne peut pas atteindre la vérité mais peut exceller dans son domaine : la création. Néanmoins, il ne doit pas confondre son art avec la vérité, ce qui serait une pure illusion. Dans le paragraphe 148 portant pour titre « quand les poètes adoucissent la vie », Nietzsche s’emploie à développer les incompatibilités que la poésie entretient avec la vérité. Il qualifie les poètes d’ « épigones ». On comprend dans ce terme désignant l’amant des Muses, l’ironie nietzschéenne. La poésie ne fait revivre que des « civilisations mourantes ou mortes », se tourne sans cesse vers le passé et guérit provisoirement les douleurs de l’homme, provisoirement du fait qu’elle l’empêche de vivre pleinement le présent. Nietzsche est connu comme étant le philosophe de la plénitude, du jaillissement de la vie, et a été interprété de façon erronée durant le XXème siècle. La poésie opère un retour de « l’humanité à son enfance ; c’est là sa gloire, et aussi ses limites ». Le retour permanent vers le passé réveille des émotions enfouies mais emplit le cœur des hommes de nostalgie. La poésie du passé, telle les Conquérants de Heredia qui paraissent être l’exemple parfait de la résurrection d’un temps révolu, masque la vérité d’un voile de mensonges et écrase l’homme sous les ruines d’un monde définitivement perdu. La poésie rend la réalité supportable mais cache la vérité, de même cette volonté constante des poètes du XIXème siècle de retrouver un idéal et de rêver une immortalité au lieu d’appliquer le Carpe Diem : « Partout où l’on perçoit dans les aspirations humaines une sombre nuance de tristesse supérieure, il est permis de supposer qu’elles sont restées imprégnées d’horreur spectrale, d’odeur d’encens et d’ombres d’église » (Extrait d’Humain, trop humain, « de l’âme des artistes et écrivains », 150). N’est pas non plus défendable l’idée que l’inspiration (divine) du poète fait le poème : seul le jugement de celui-ci peut créer l’œuvre d’art. L’attaque contre la religion est flagrante, elle s’associe au paragraphe 152 à l’idée de la crainte moyenâgeuse de la mort et de la laideur. La peur d’une âme laide nécessairement mauvaise est dépassée dans l’art puisque celui-ci peut transformer le monde et rendre la laideur naturelle beauté artistique. On se souvient de la Charogne de Baudelaire : « Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or »…Ou comment philtrer la réalité et démystifier la mort par l’image transfigurée d’une « carcasse superbe ». Pour Nietzsche la poésie ne peut pas être « vérité » au sens propre, mais elle peut devenir mensonge : « les peuples poètes prennent d’ailleurs pareil plaisir au mensonge et par-dessus le marché n’y perdent rien de leur innocence ». Le dernier danger enfin, est la solitude inhérente à la « folie » de l’art, et en guise d’exemple, Nietzsche propose le plus célèbre des aèdes : « L’artiste en vient à vénérer un peu plus chaque jour les émotions brutales, croit aux dieux et aux démons, met partout une âme dans la nature, hait la science, devient d’humeur instable comme les hommes de l’antiquité, et réclame le renversement de toutes les conditions qui ne sont pas favorables à l’art, l’exige avec une violence et une iniquité d’enfant. Or, l’artiste est déjà quant à lui un être arriéré, puisqu’il s’en tient au jeu qui est l’affaire de la jeunesse et de l’enfance : et à cela s’ajoute cette lente évolution rétrograde qui le restitue à d’autres temps. Il finit ainsi par se produire un violent antagonisme entre lui et ses contemporains du même âge, et triste est sa fin ; c’est de la sorte, au récit des anciens, qu’Homère et Eschyle terminèrent leur vie et moururent dans la mélancolie ». Néanmoins la poésie ne doit pas être blâmée car comme toute forme d’art, elle est par essence « affirmation de l’existence » et permet le déploiement d’un dynamisme et d’une énergie proprement humaine. Par ses sons, ses couleurs, ses rythmes, la poésie peut être liée à la vérité au niveau de la sensation et de la perception (la langue devient chantante), mais aussi à une vérité qui vit : celle de l’idée. C’est pourquoi il y a « plus de plaisir à créer [que] dans les autres genres d’activité »
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